Un début de vacances un peu flou. Teq-pafs, soirées qui finissent en aquas dans la salle de bains, ou en retour à V'Lov à trois heures du matin. Un bus à prendre pour Irigny, enfumages tardifs chez Adrien, soirées qui explosent les oreilles et les genoux, quelques cafés en fin d'après-midi, des verres de Vodka-Coca dans des maisons inconnues et des cocktails en ville bien pimentés. Ce qui résulte bien entendu en un programme de révisions inaccompli; j'avais pourtant un peu de motivation que j'ai du semer sur la route. Élucubrations saisonnières; peut-être que je suis une de ces personnes qui n'est pas faite pour être aimée, après tout. Une impression confuse de hâte et d'attente, comme si quelque chose de déterminant attendait au tournant. Il serait bien temps. Et demain, je m'envole pour Budapest avec les filles. Et si c'était ça qui apportera le changement espéré?
Je veux enfiler un short en jean, l’herbe parsemée de rosée qui chatouille les orteils à travers les spartiates, des cocktails colorés en terrasse, les cheveux qu’on attache pour se dégager les épaules, ces soirs d’été chauds une cigarette à la main sur un balcon, les pieds qui pataugent dans l’eau une fontaine, la fenêtre ouverte la nuit pour s'endormir au bruit des trains .
trop de pensées pour les restituer
dimanche 14 février 2010
" Je n'y arrive plus trop, à vrai dire; et j'ai l'impression que je mets une petite partie de moi en chaque personne de laquelle me je rapproche, c'est pour ça qu'au final je suis autant dispersée. Même moi-même je ne me comprends pas, je réagis presque par automatisme, je traverse les événements sans me retourner, je suis toujours là mais plus j'avance, plus j'ai l'impression qu'on m'a mise en veille, c'est peut-être pour ça que les liens m'échappent, que je perds contrôle de mes amitiés; je refuse toujours les responsabilités, les torts et les initiatives. Sans cesse fuir les situations préconçues, et trébucher à la dernière minute,puis se répéter "ce n'est pas de ma faute." Je me dis qu'au pire ce n'est pas très grave, ça ne va pas durer..., et puis comment peut-on se changer soi-même ?"
keane- a bad dream
mardi 9 février 2010
Je suis une sur-femme. J'ai eu 16 en philo. Un week-end plein de cafés et de fumée, un début de semaine plein d'eau et de chlore. La fin des soldes, le retour de la neige, les trajets la musique aux oreilles et la larme à l'oeil, et les vacances qui approchent à grands pas. Il ne reste plus que deux ou trois contrôles. Un grand manque d'Elles, si les choses ne sont plus comme avant, c'est involontaire
vendredi 22 janvier 2010
J'ai eu mon code, et un coup de foudre.
Profitez-en, mon coeur est à votre disposition.
samedi 16 janvier 2010
Un café pour rester éveillée, un sirop pour ne pas tousser, un Doliprane pour ne pas crever, et une bouteille de vin blanc pour carburer. 1,2,3, Apocalypse .
Il y a des personnes qu'on dit Belles, comme une évidence. Celles dont le nom, lorsqu'il glisse dans une conversation; pour s'assurer qu'il s'agit bien de la même personne, ou tout simplement pour se vanter de la connaitre, on s'exclame: "qui? celle qui est super belle?" et tout le monde acquiesce à l'unisson . Comme si c'était leur caractéristique le plus évident. Comme si elles étaient une exception aux lois de subjectivité de la beauté, en faisant d'elle une vérité absolue. Et je me demande, ces personnes sont-elles au courant de l'effet qu'elles dégagent? Ont-elles conscience de posséder cet atout insaisissable qui les rend supérieures à la banalité des autres ? Je me retrouve à tenter de me mettre à leur place, à imaginer rien qu'un instant la sensation de ce privilège; créant en moi un malaise confus. Car à cette pensée se mélange le sentiment d'injustice et de jalousie du fait que moi, je n'en fais pas partie.
As i'm swimming through the stereo, i'm writing you a symphony of sound
jeudi 7 janvier 2010
Encore des vacances à courir de jour comme de nuit . Les cafés au Perl, rendez-vous au Ninkasi et sessions macdo . Des soirées où notre instinct nous guide à travers les rues, on repousse les limites et on trépasse le couvre-feu, agir avant pour réfléchir après . Et au milieu de la nuit on s'échoue dans un salon inconnu, les quelques verres, bisous par ci par là et on monte le son . Les lumières de Noël se sont allumées et j'ai à peine eu le temps de voir les sapins se dresser aux coins des rues. Les quelques diners en "famille", et on déballe avec empressement le semblant de cadeaux posé devant la crèche. Puis ça repart. Des clopes sur un balcon à ampère, la tête qui tourne et le taxi-maison de 2h du mat. Champagne à volonté au Gotha, on enchaine les verres et les fous rires . Le temps d'un diabolo à l'Opus et que quelques apéros au rosé à Hotel, puis sans prévenir 2010 débarque . Quand on n'arrive pas à choisir entre deux soirées, autant faire les deux . Ce fut riz cantonnais et Get 27 passe le pét' à Mermoz, puis courir attraper le 10 direction st-genis. Les verres qu'on descend, les talons qui claquent et la musique qui frappe . Minuit, des cris d'euphorie, des câlins et des câlins dans un brouillard alcoolisé . On se serre dans nos bras pour tenter de ressentir la réalité de l'instant fugitif. Oui, je suis bien là avec vous . Des sourires balancés à tout bout de champ, mais au fond une faible mélancolie . C'est bizarre comme c'est impossible de passer deux nouvel-ans consécutifs avec les mêmes personnes . A croire que c'est indéniable, la vitesse à laquelle les choses changent quand on se laisse emporter par les événements . Les épisodes s'enchainent sans qu'on s'en rende compte . Et on se retrouve à sillonner à travers la nébulosité avec plus que soi-même comme véritable compagnon. Mais on ravale les larmes et on se laisse à nouveau électriser par l'entrain festif qui nous soulève. C'est 2010 Putain !